Histoire de Valojoulx

Au lieu-dit Costepérier, le territoire fut occupé au Paléolithique.

La découverte d’un col d’œnochoé à bec tréflé (pichet à vin qui sert à puiser le vin dans le cratère (le cratère était un grand vase servant à mélanger le vin et l'eau (le vin, d'un degré alcoolique plus élevé qu'aujourd'hui, n'était pas bu pur) avant de le servir laisse supposer que la commune de Valojoulx est occupée dès l’époque antique.

L’église du village a été bâtie au XIIe siècle.

 

En 1321, Raimond de Roquecorne, évêque de Sarlat, unit à l’office de Cellerier les prieurés de Valojoux, Marquay et Carsac (16 janvier 1321).

Sur le relevé d’état des terres de la maison d’Albret en 1502 le village apparaît :

Valojols : Valojols, petite paroisse, y a cinq gentilshommes, Saint Geniez, Comarque, Peyretaillade, Clarens et Vilhac, chacun sa matayrie, etc… (Archives Brugière)

Dès 1790, la commune de Valojoulx a été rattachée au canton de Montignac qui dépendait du district de Montignac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, ce canton est rattaché à l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965) .

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015. La commune est alors rattachée au canton de la Vallée de l'Homme.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Valojoulx depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Valojoulx). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. 530 habitants en 1793, 581 en 1856, 172 en 1975, actuellement la population augmente, en 2012, Valojoulx comptait 273 habitants.

 

Toponymie :

 

Composé de avallo nom gaulois signifiant « pomme » ou « pommier », et –ialo, suffixe gaulois devenu –jols et –joulx, signifiant espace découvert, clairière, terre défrichée, d’où la signification : clairière plantée de pommiers, clairière aux pommes, pommeraie. En occitan, la commune porte le nom de Valaujors). On trouve diverses formes au fil du temps : Volugou, Valojols (1540), Valogjoux. Valojoux. Valojoul (1761), Valaujoux(1540), Balioiols (Valojoux), Valaujors. La première mention écrite connue du lieu remonte au XIIIe siècle sous la forme Volugou, avec les variantes finales –ours, -ols, -oux, -eux, jusqu’au XVIIIe siècle. Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Valojouls, ou encore sous celui de Valaujoulz en 1781.

 

Les archives du curé Brugière (curé de Valojoulx, fin 19e siècle) indiquent pourtant :

Étymologie : on donne à cette dénomination de Valojoux diverses étymologies : les uns croient qu’elle vient des joncs nombreux qu’on voyait en cette contrée, d’autres y trouvent la vallée du jour à cause de son exposition au soleil, d’autres enfin veulent que ce soit la vallée de Jupiter (vallis Jovis) Ces trois explications sont ingénieuses et pourraient fournir au poète et au moraliste de belles réflexions.

« Vallis Jocosa » agréable vallée d’après ce qu’on nous a lu aujourd’hui à la réunion de la société archéologique (3/10/1892).

Géographie

 

Au sud-est du département de la Dordogne, en Périgord noir, la commune de Valojoulx est située en rive gauche, au cœur de la vallée de la Vézère, rivière qui borde le territoire communal au nord-ouest.

 

Son territoire s’étend sur 11,79 km2.

 

L’altitude minimale, 72 mètres, se trouve à l’ouest, là où la Vézère quitte la commune pour servir de limite entre celles de Sergeac et de Thonac. L’altitude maximale avec 266 ou 267 mètres (selon les mesures) est localisée au sud-est au lieu-dit le Puy Mangou.

 

Son histoire géologique a été marquée par les sédimentations secondaires et l’érosion fluviatile de la Vézère au quaternaire, suivie d’une exploitation du manganèse au 19e siècle. On peut remarquer deux zones distinctes : au nord (haut plateau de Valojoulx) et au sud (prédominance de la vallée de la Vézère et des plateaux intermédiaires) séparées par le ruisseau du Turançon, dont la vallée a orienté l’implantation des constructions.

 

De la source vers la Vézère, le Turançon alimentait les roues de cinq moulins : le Moulin du Treuil (appartenant aujourd’hui à la fédération de pêche de la Dordogne), le Moulin de Madame, les deux moulins de Lagorce en amont du bourg, le Moulin de la Mailleraie (ancienne carderie de laine, puis tour à tour fromagerie, dépôt de lait, source d’adduction d’eau potable de la commune) et enfin le Moulin de la Querrerie au confluent avec la rivière.

La Seignolle, autre ruisseau limitrophe à la commune de Sergeac, animait les meules du Moulin du Masnègre.

 

Le village de Valojoulx se trouve à l’écart des routes principales, à plus d’un kilomètre de la route départementale 65 qui longe la Vézère. Il se situe six kilomètres au sud-sud-ouest de Montignac et seize kilomètres au nord-nord-ouest de Sarlat

Outre le village de Valojoulx proprement dit, la commune se compose d’autres villages ou hameaux ainsi que de lieux dits bâtis ou non :

 

B : La Bachellerie, Le Barradis, Les Baulangers, Le Bec, La Bennerie, Les Bories, Le Bourg, Les Brandes  C : Les Cabanes, Le Caillou-Bas, Le Caillou-Haut, Le Castang, Castel Merle, Le Combalou, Combe de Libos , La Combe Nègre, Costepérier, Costeras, Le Coutelasse, Le Croc de Born, La Combe des Cabanes, Le Croc de la Louve F : Les Faux, La Finetterie, Fonpudie, Fond Riganelle, La Fosse, La Forêt, Le Fraysse G : La Geneste, La Génessie L : La Laiterie, Lage, Laubinerie, Le Ligal M : Maillol, La Maisonneuve, Le Masnègre, Les Mateaux, Le Monteil, Le Moulin de Lagorce, Le Moulin de Madame, Le Moulin de la Maillerie, Le Moulin du Mas Nègre, Le Moulin de la Queyrerie, Le Moulin du Treuil P :  Péchely, La Pendule, Peyrillac, Le Peyroux, Le Pilier, La Plaine, Le Plantier, Le Pontet, Le Posadou, La Poularie, La Prandie Basse, La Prandie Haute, Les Prés de Linard, Les Prés du Ruisseau, Puy Couyol, Le Puy du Fraysse, Le Puy-Lafaye, Le Puy Mangou Q :La Queyrerie R : La Redement, La Reynade, Les Rosières, La Rivière-Basse, T : La Teillède, La Tempeyre, la Tratinerie V : Valadier.

 

Les Étangs : Dans les années 1975, les communes de Montignac sur Vézère, la Chapelle Aubareil et Valojoulx avaient l’intention de créer un complexe hôtelier et un étang à vocation touristique aux lieux dits les Rosières, le Posadou et le Moulin du Treuil. N’étant pas arrivées à réaliser le projet, elles revendirent le terrain à la Fédération de pêche de la Dordogne.

En 78-79, la Fédération de pêche entreprit de créer le grand étang (6,5 ha) ainsi que la pisciculture se trouvant dans l’enclos et de restaurer le Moulin du Treuil.

En 1980, M. Mège prend le poste de pisciculteur et d’entretien de la propriété (23 ha).

En 1989, création de l’étang supérieur (2,8 ha), La superficie totale en eau (étangs et bassins) avoisine les 12 hectares.

Sur ce site sont produits des truites Fario Arc-en-ciel de mer, des saumons Atlantique et des Ombres communs.

Actuellement avec M. Mazzoli, en poste depuis octobre 2008, il se produit des brochets, des perches, des tanches, des carpes et des gardons. Tous ces poissons sont donnés sous forme de subvention aux sociétés de pêche du département.

Exemple : la pêche de l’étang supérieur du 17/11/2015 a permis de répartir 1700 brochets sur la rivière Vézère (Montignac 300 brochetons de 25 à 35 cm).

Ce site fonctionne avec l’argent des pêcheurs (cartes de pêche).

 

 

Valojoulx attire un tourisme vert grâce à son écrin de verdure, ses sentiers de randonnées balisés (Boucle du Posadou…), son relatif isolement et la qualité architecturale de son bâti composant le centre bourg.